Socrate dans la nuit de Patrick DECLERCK

 

Personnage en sursis (comme nous tous), mais plus consciemment que nous puisqu’il guette l’évolution de sa tumeur au cerveau et les dégâts collatéraux qu’il analyse avec une lucidité féroce, Cornelius Van Zandt règle ses comptes avec sa vie, avec les femmes, avec la connerie humaine.
En miroir, la fin annoncée de Socrate, respectueux des lois d’Athènes au point d’accepter son verdict sans vouloir y échapper, malgré un seul moment d’hésitation, mais « d’être devenu plus petit,(il s’est) grandi encore. « Sans peur, (il eut) été sans courage »
Macho, hétéro compulsif, sans concession pour la bêtise humaine, Cornelius crache son angoisse sous la forme d’un venin libérateur ( du moins on l’espère quand on sait que l’auteur est atteint du même mal)
S’il tempête contre les affres de la reproduction humaine, ce colosse aux pieds d’argile vacille en évoquant sa fille qui l’abandonne, lui rendant ainsi la monnaie de sa pièce, et fond en serrant son chien contre lui en se couchant.
Un style percutant, où la rudesse du langage contraste avec l’érudition du psychanalyste, ce « roman »??? ne peut laisser indifférent!

Impression de Danielle De Neve

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :