Archives de Catégorie: Littérature australienne

Je suis Pilgrim de Terry HAYES

 

Ancien agent d’une cellule secrète des Services Secrets des Etats Unis, Pilgrim aide un ami policier lors de ses enquêtes. Le voilà donc appelé sur une scène de crime à Manhattan. Or le tueur a utilisé les techniques décrites dans le livre écrit par Pilgrim pour ne laisser aucune trace ! Un père de famille saoudien décapité pour avoir critiqué le régime, un directeur de laboratoire torturé en Syrie, un milliardaire français retrouvé mort sur la Riviera turque, autant d’événements qui vont constituer la trame de ce premier roman tout à la fois roman d’aventure, d’espionnage, polar .

Impression de Frédérique HIFFE

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The distant Hours de Kate MORTON

Si vous avez adoré « Jane Eyre », « Les hauts de Hurlevent » et si vous êtes un(e) inconditionnel(le) de la littérature romantique, précipitez-vous sur ce roman-fleuve qui restitue cette ambiance si particulière du 18e. siècle anglais habilement épicé à la sauce d’aujourd’hui grâce à de subtils va et vient entre la « grande guerre » et la fin du 20e.

L’atmosphère du château isolé, perché joue un rôle primordial dans cette saga pesante où pèsent de lourds mystères symbolisés par le père écrivain tout puissant, exerçant une influence incontournable sur ses trois filles, vestales gardiennes d’un foyer en déliquescence.

Une ambiance typique des villages anglais où le vent et la tempête jouent un rôle prépondérant, soulignant l’étrangeté des habitants et le poids des secrets transmis de génération en génération ou enfouis au fond des consciences.

Impression de Danielle De Neve

The Slap de Chritos TSIOLKAS

The Slap (« La Gifle ») de Christos TSIOLKAS

Une plongée passionnante dans la société australienne d’aujourd’hui composée d’une mosaïque de nationalités avec leurs préjugés, leurs complexes, leurs incompréhensions et dédains mutuels.

L’auteur, d’origine grecque comme son nom l’indique,analyse aves finesse la manière dont les traditions familiales ancestrales se perpétuent en circuit fermé chez ces « expatriés »vivant repliés sur eux-mêmes, soumis à la pression du regard de l’autre.

Un événement à priori anodin va bousculer le ronron quotidien du cercle d’amis habitués à se fréquenter et va amener chaque membre du groupe à devoir prendre fait et cause pour les auteurs ou les « victimes ».

« Peut-on admettre qu’un adulte gifle un gamin insupportable dont les parents laxistes ne réagissent pas quand il a menacé un autre gosse »?

A partir de ce scenario, les liens amicaux et familaux vont se déliter à l’épreuve des affrontements. Ce qui apparaît au départ comme un avatar banal va entraîner des questionnements fondamentaux sur les relations de couple, l’amour dans ses aspects multiples, les tabous, la xénophobie, le racisme…

Le récit, habilement mené, emmène le lecteur dans des méandres insoupçonnés, où se posent des questions très actuelles, comme le maternage intensif qui faisait la une du « Time » du 21 mai.

Un coup de coeur pour ce livre faussement léger faisant la part belle aux femmes, ancrages solides dans ce monde en proie aux affres de la vie en société.

Impression de Danielle De Neve.