Archives de Catégorie: Littérature espagnole

Le labyrinthe des esprits de C. Ruiz Zafon

Voilà un livre « ami » ! De ceux qu’on aime retrouver et qu’on quitte avec regrets. Après un début étrange et une dernière partie moins réussie, Ruiz Zafon nous entraîne avec maestria dans une intrigue à rebondissements multiples. Cela se passe à Barcelone dans les années Franco : un ministre a disparu et sa recherche va entraîner Alicia sur un chemin où elle-même sera en danger. Gros livre (parfois un peu lourd à manipuler) mais je ne l’ai pas lâché.

Impression de Benoit CRUTZEN

LES YEUX FARDES de Lluis Llach

(traduit de l’Espagnol par Serge Mestre)

C’est l’histoire de 4 jeunes : Germinal, David, Joana et Mireia, nés en 1920. Ils vivent depuis leur naissance dans le quartier populaire de Barcelone, La Barceloneta. Inséparables, ils vont traverser l’Histoire dans une Espagne Républicaine prometteuse d’espoir de liberté. Les quatre amis vivent leur enfance et leur adolescence dans une totale insouciance du monde adulte qui les entoure. Ils découvrent ensemble l’apprentissage de l’école, de la connaissance, leurs premiers émois sexuels ainsi que leurs premières expériences, leur premier amour.

Mais l’Histoire en a décidé autrement à travers le putch de Franco, la guerre civile, son fracas, ses meurtrissures.

Un récit bouleversant et magnifique

IMPRESSION DE Christian Vds

Ce que cache ton nom de Clara Sànchez.

Roman à deux voix : celle de l’octogénaire Juliàn, républicain espagnol, rescapé du camp de Mauthausen et celle de Sandra, jeune femme enceinte en rupture avec sa famille. Le cadre du roman se situe près d’Alicante, dans un village où se sont réfugiés des officiers nazis. Juliàn utilise Sandra pour infiltrer les membres d’une organisation qui regroupe ces officiers. Le livre décrit surtout la traque de Juliàn et distille petit à petit ses souffrances et celles de ses compagnons dans l’enfer des camps de concentration. Les deux protagonistes retrouvent une vie plus sereine après l’infiltration dans le milieu nazi dont certains officiers arrivent encore à échapper à la justice. Il est à noter qu’Aribert Heim surnommé le boucher de Mauthausen conserve son vrai nom dans le roman. Ce livre participe au devoir de mémoire par rapport à l’holocauste.

Impression de Marie-Rose V.