Une disparition inquiétante de Dror Mishani.

L’auteur, critique littéraire et éditeur de romans policiers, s’est spécialisé dans ce domaine et écrit à présent ce genre de récits. Le roman débute par la disparition d’un adolescent qui ne revient pas au domicile parental et dans un premier temps, l’enquêteur Avraham Avraham ne juge pas cet état de fait inquiétant. Il pense qu’il s’agit d’une simple fugue et qu’Ofer, reviendra de lui-même chez ses parents, dans la banlieue de Tel-Aviv.

Un voisin de la famille, qui a donné des cours particuliers à l’adolescent, adopte un comportement ambigu au cours de l’enquête qui démarre lorsque l’absence se prolonge.

Ce roman me fait songer à Simenon pour la description des atmosphères et à Armel Job pour le retournement de situation à la fin du livre.

Encore un bon roman policier qui tient le lecteur en haleine…

IMPRESSION DE Marie-Rose Vanhorick.

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Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri.

Le roman se déroule grâce aux points de vue successifs de tous les protagonistes de l’histoire d’une famille bien sous tous rapports sur le point de vivre des évènements tragiques.

Les parents Mylène et Jérôme, leurs fils Thadée et Zachée ; jeunes adultes ; ainsi que leur fille cadette encore adolescente dépeignent tour à tour les ressorts psychologiques de chacun et dévoilent les dysfonctionnements de la famille.

Les cadres du roman se situent à Biarritz et à l’île de la Réunion sur les plages où les 2 frères et leurs amis pratiquent du surf.

L’auteure excelle à décrire ce sport au point d’en faire un pilier de l’histoire.

Tout à la fois roman psychologique, thriller avec des fulgurances fantastiques, je me dois de recommander la lecture de cet récit.

IMPRESSION DE Marie-Rose Vanhorick.

Chanson de la ville silencieuse d’ Olivier ADAM

Plusieurs critiques peu enthousiastes pour ce livre qui m’a profondément touchée sans doute parce que je ne me suis pas focalisée sur ce père hissé au hit-parade de la chanson et vivant difficilement les retombées du succès, mais sur la narratrice, traversant la vie comme une usurpatrice, ignorée de sa mère, de ce père égocentrique, de tous ceux qui ne sont attirés que par la gloire.
Des accents d’une sensibilité exceptionnelle pour évoquer cette quête vaine d’une simple reconnaissance de la part d’une enfant, puis d’une femme sans racines, ballotée de la solitude de la campagne à la découverte de Paris, à Lisbonne, toujours sur les traces évanescentes de ce père dont elle ne croit pas au suicide.
Un roman sensible, évocateur des années hippies, des quêtes d’authenticité d’artistes tiraillés entre le désir de gloire et la conscience de la vanité éphémère du succès, une écriture poétique… un bonheur!
Impression de Danielle De Neve