Les altruistes d’ Andrew RIDKER

Premier roman d’un jeune auteur américain qui explore une saga familiale, laquelle se déroule au cours de trois générations. Maggie et Ethan, jeunes adultes, ont quitté le foyer familial après le décès de Francine, leur mère et ont coupé les ponts avec Arthur, le père de famille.

Lorsque l’histoire débute, Arthur écrit à ses enfants pour les inviter à Saint Louis dans la maison de leur enfance.

A partir de là, l’auteur dissèque les rouages des relations familiales par la description du vécu de Francine, mère de famille qui se dévoue pour mari et enfants, et par le parcours de vie de Maggie, sa fille en alternant au niveau du temps de l’action.

Francine et Maggie, altruistes chacune à leur façon donnent le titre de ce roman qui m’a capté du début à la fin et que je recommande vivement.

IMPRESSION DE Marie-Rose Vanhorick.

Les fantômes de Reykjavik d’ Arnaldur INDRIDASON

Ce roman détaille trois enquêtes menées par Konrad, policier à la retraite. La première concerne la mort de Danni, jeune femme droguée retrouvée morte dans un squat, la deuxième est relative à la noyade d’une fillette en 1947 et qualifiée d’accidentelle et la troisième touche l’enquêteur de très près puisqu’il s’agit de la mort violente de son père. Ces trois affaires vont être élucidées grâce à l’obstination de Konrad et l’aide de son amie d’enfance, Eyglo, qui a des dons de voyance.

Ce roman très fouillé demande une lecture attentive au départ mais accroche véritablement le lecteur au fur et à mesure qu’il découvre les liens qui unissent les trois évènements tragiques qui seront requalifiés par Konrad.

Il incite à lire d’autres ouvrages de l’auteur.

IMPRESSION DE Marie-Rose Vanhorick.

Disparaître de Mathieu MENEGAUX

Une jeune femme se défenestre à Paris, un homme noyé ; défiguré, épilé et dont l’extrémité des doigts est brûlée ; échoue sur la plage dans le midi de la France. Quel est le lien qui unit ces deux morts violentes ? Il s’agit bien sûr d’un couple dont l’auteur va décortiquer la liaison de l’origine à la fin brutale.

Dans le même temps Mathieu Menegaux détaille les rouages de l’enquête du capitaine Grondin chargé d’identifier le cadavre retrouvé sur la plage.

Mais l’auteur s’empare ici aussi, comme dans ses autres romans, d’un problème de société à savoir l’exploitation inhumaine des employés dans les multinationales qui les conduit au burnout.

Tous les romans de Mathieu Menegaux évoquent un problème de société. « Je me suis tue. » et « Un fils parfait. » m’ont profondément marquée par le fond et le style de la narration. Je trouve que « Disparaître. » n’a pas le même impact.

IMPRESSION DE Marie-Rose Vanhorick.